Affaire Rugy : les parlementaires de tout bord agacés par les révélations de « Mediapart »

Dans un réflexe de défense presque corporatiste, députés et sénateurs supportent de plus en plus mal d’être rappelés à leurs obligations dans la presse.

Salle des Quatre-Colonnes, Assemblée nationale, mercredi 10 juillet. L’endroit où se croisent députés et journalistes est, par nature, le lieu des formules assassines et des coups d’éclat. Ce jour-là, son sol à damiers demeure pourtant étonnement calme pour un jour de révélation dans la presse.

Un socialiste éconduit un journaliste qui veut l’interroger sur le premier article de Mediapart concernant François de Rugy, incipit d’une semaine de polémiques qui a abouti à la démission de ce dernier, mardi, du ministère de la transition écologique et solidaire. « Vous trouverez bien quelqu’un d’autre pour le faire », rétorque cet élu pourtant rarement avare d’interventions médiatiques. Etrange pudeur politique sur les ennuis d’un ministre.

Il y a tout juste un an, quand avait éclaté l’affaire Benalla, l’opposition avait pilonné l’exécutif en lui rappelant les promesses de campagne d’Emmanuel Macron sur « l’exemplarité » du pouvoir. Cette fois, il n’en est rien.

Rugy faisait pourtant figure de cible facile tant il a laissé un souvenir calamiteux comme président de l’Assemblée nationale dans l’opposition. Mais personne ne veut tirer sur l’ambulance. « On n’a jamais fait dans les attaques personnelles », justifie le député communiste des Bouches-du-Rhône, Pierre Dharréville.

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